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Une nouvelle poésie québécoise

"À des années-lumière du chant national, allergiques à l’intimisme ringard, prudents à l’égard des machineries formalistes, ils développent des énonciations singulières, propres à l’époque, s’objectant du coup au ronron ambiant d’un coin de pays où la critique inquiète. Ce choix de textes, forcément partiel, sert avant tout à le signaler."

Editeur: Àlain Farah

Àlain Farah poursuit des études doctorales en lettres modernes. Cofondateur de la revue C’est selon, il est l’auteur de Quelque chose se détache du port (Le Quartanier, 2004).
 

 Depuis quelque temps, une meute de moutons noirs (est-ce que ça se peut?) s’implante petit à petit dans le champ poétique québécois. Je dis « moutons » mais il sera plus exact de se servir du lexique porcin, car c’est notamment à l’enseigne d’un Quartanier (http://www.lequartanier.com) que ces écrivains publient leurs livres, productions, je le précise, qu’il ne faut pas fédérer à outrance tant elles déploient nombre de tonalités, de méthodes, d’ambitions. Une chose apparaît toutefois suffisamment probante pour faire office de dénominateur commun : ces auteurs se méfient des poncifs (hélas souvent justifiés…) qui collent à la poésie québécoise. À des années-lumière du chant national, allergiques à l’intimisme ringard, prudents à l’égard des machineries formalistes, ils développent des énonciations singulières, propres à l’époque, s’objectant du coup au ronron ambiant d’un coin de pays où la critique inquiète. Ce choix de textes, forcément partiel, sert avant tout à le signaler.

 Àlain Farah

 

 

1-      Dauphin Vincent

 

2-      Mylène Lauzon

 

3-      Renée Gagnon

 

4-      Christian Larouche

 

5-      Daniel Canty

 

6-      Philippe Charron

 

7-      Steve Savage


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Les Chroniques de MF

Jacques Henric "… Il n’était ni l’un ni l’autre, Alain Robbe-Grillet, qui vient de mourir à l’âge de 86 ans. Rien qu’un écrivain, tout simplement. Et un écrivain qui, précisément, s’en est pris d’entrée à l’increvable pathos romantique selon lequel l’acte d’écrire relèverait d’une nécessité absolue. La posture oraculaire du dieu tonnant ses vérités n’a jamais été la sienne. « Moi, en tout cas, déclarait-il en 2001, je peux vivre sans écrire ». « Pas sans vin rouge », ajoutait-il. Logique que la veille de sa mort, la première chose qu’il ait réclamée : une bouteille de bordeaux."
Ludovic Monnerat "Les deux principales campagnes de contre-insurrection qui se déroulent sous les projecteurs éblouissants des médias sont-elles en concurrence ? L’hésitation de l’Occident, entre une guerre « juste » mais marginale et une guerre « illégale » mais centrale, témoigne d’une vision stratégique confuse."
Vincent Kaufmann "Les sciences humaines sont-elles réformables ? Doivent-elles être réformées ? Faut-il leur reconnaître au contraire un droit de figurer sur la liste des espèces en voie de disparition, à protéger d’urgence ? Ou même un droit à l’intemporalité, qui était jusqu’à présent plutôt une spécialité du Vatican ? Elles ne sont pourtant pas intemporelles, elles n’ont pas toujours été là, même s’il leur arrive de s’accrocher à cette illusion."
Luc Rosenzweig "Pour sauver le soldat Enderlin, il semble nécessaire maintenant de sortir la grosse artillerie, sous la forme d'une pétition en sa faveur, lancée par le Nouvel Observateur, quartier général de la résistance à l'émergence de la vérité dans l'affaire Al Doura."