"Le Pénisator" 10 : Fin
"Mais avant de vous quitter cher lecteur, laissez-moi vous tenir au courant des derniers agissements des merveilleux personnages qui ont peuplé ce texte extraordinaire (comme cela se fait dans les films inspirés d’une histoire si vraie que Julia Roberts y joue malheureusement le rôle principal) qui a su vous tenir en haleine comme un chien enfermé dans une auto en plein milieu de l’été et qui va pisser sur la banquette arrière, là où on a aussi oublié le bébé..."
Editeur: Max Paitch
Post Partum
Bref, voici la fin des aventures de Rosario, du moins pour ce texte, sait-on jamais, peut-être insisterez-vous pour que j’en écrive un autre, faudra convaincre mon éditeur qui est toujours très réticent à publier d’excellents manuscrits. Mais avant de vous quitter cher lecteur, laissez-moi vous tenir au courant des derniers agissements des merveilleux personnages qui ont peuplé ce texte extraordinaire (comme cela se fait dans les films inspirés d’une histoire si vraie que Julia Roberts y joue malheureusement le rôle principal) qui a su vous tenir en haleine comme un chien enfermé dans une auto en plein milieu de l’été et qui va pisser sur la banquette arrière, là où on a aussi oublié le bébé :
Rosario :
Je ne vous en dirai pas trop sur Rosario car sinon je ne pourrai écrire la suite de ses aventures et me payer une bonne avance sur recettes. Mais je m’en voudrai de ne pas vous glisser quelques mots sur les quelques jours et les quelques semaines qui suivirent quelque peu de temps peu après.
Rosario se retrouve donc avec un pénis de primate qui semble, à première vue du moins, fort efficace et bravement originel. Malheureusement, le pharmacien ayant mal rempli la prescription, ce même pénis qui, il n’y a pas si longtemps, se balançait d’une branche à l’autre sous le regard enjoué de trois gentilles guenons qui venaient tout juste de déchiqueter une congénère, fut attaqué avec virulence par le système immunitaire de Rosario. Il en résulta donc un pénis qui pouvait produire une érection mais dont la couleur, l’odeur et le goût changèrent assez rapidement. Évidemment, l’inéluctable finit par inélucter et ce qui devait arriver arriva : Une jeune femme qui avait surmonté ses réticences pour ladite couleur, ladite odeur et le dégoût, car ce pénis élémentaire et poilu et immense la fascinait profondément (littéralement), et qui s’amusait à le masser, à le sucer et à le frotter comme un curé avec ses enfants de chœur, se retrouva, soudain, avec le pénis en entier dans sa bouche, celui-ci s’étant détaché de sa base comme un fruit trop mûr. Évidemment, l’atmosphère érotique de cette soirée en fut quelque peu troublée, en particulier lorsque le sang se mit à pisser sur les murs, sur la table et sur la petite gravure achetée au Musée Picasso et que la jeune femme en perdit presque le souffle et à jamais le goût (si tel est le mot) de la fellation. Rosario fut emmené à l’hôpital et mis sous médication et resta ainsi plusieurs jours alors que la jeune fille fut oubliée dans l’appartement par les infirmiers qui s’emparèrent cependant de la gravure et retrouvée deux jours plus tard par les voisins qui cherchaient une locataire pour le placard.
Mais qu’allait-on faire maintenant pour soigner Rosario se demandèrent les docteurs qui avaient eu vent du contrat entre leur collègue et l’Argentine et qui voulaient, eux aussi, mettre, comment dirais-je, la main à la pâte mais qui se retrouvaient maintenant Gros-Jean comme devant un cas inutile puisqu’il n’y avait plus rien à enlever et livrer par messagerie prioritaire ? Lui installer un autre implant, lui faire une deuxième transplantation ou l’ignorer complètement car il n’y avait plus rien à enlever et livrer par messagerie prioritaire ? Une nouvelle extraordinaire vint cependant à la rescousse de Rosario et des médecins qui ne pouvaient tout de même pas le laisser là sans rien faire pendant des semaines (en fait, ils pouvaient très bien mais Rosario commençait à les irriter). Un collègue de l’urologue avait eu vent de l’implantation de plusieurs compagnies pharmaceutiques dans des zones sinistrées. Grâce à cette stratégique implantation, plusieurs compagnies se trouvèrent donc face à un approvisionnement important en corps humains et n’est-ce pas merveilleux, chaque médaille à son revers ou son envers ou sa poche de laquelle elle a été volée que voulez-vous c’est la vie (disent ceux qui en ont encore) et je reprendrai un peu de ce cake chère Hortense. Plusieurs sympathiques et pas du tout anachroniques petites expériences subitement et bêtement interrompues par l’avancée des Alliés en 1944 reprirent ainsi leur cours. Dont une qui consistait à opérer des transplantations de pénis d’homme à homme et je crois que vous voyez tous dans quelle direction nous nous dirigeons.
Bref, Rosario avait un choix à faire. Quelle décision prendrait-il ? Quelle méthode utiliserait-il ? Quel pénis choisirait-il ? Comment le choisirait-il ? Devait-il attendre la chute d’une bombe à fragmentation avec agonie et un demi-survivant dont le pénis était resté intact, le gland gonflé et le pompier étonné mais pas assez longtemps pour oublier de le violer ? Ou le meurtre d’un jeune homme musclé, intelligent, père de trois puînés (c’est une longue histoire) et surtout membré, comme pouvaient en témoigner le commandant de l’escadron et tous ses sympathiques soldats de la paix de la liberté et de la légalité des démembrés ? Et que fait-on quand on extrait un pénis d’un opposant travaillé pendant plusieurs heures pour le simple plaisir de la chose ? Le prend-on mou ou dur ? N’y a-t-il pas érection normalement après la mort ? Transplante-t-on le pénis en érection ? Sans communion ? À Avignon ? Bref, toutes ces questions auxquelles j’aimerais répondre mais dont je suis incapable pour l’instant car il ne reste pas assez de papier.
La première jeune femme (qui est aussi la dernière) :
Passa plus de quinze jours avec Rosario, faisant continuellement l’amour à son pénis transplanté. Ce fut, se rappela-t-elle dans un dernier délire fiévreux où Henry Kissinger lui apparut nu et repentant, ce qui est vraiment extraordinaire, sur le bord du lit quelques jours avant sa mort, les plus beaux jours de sa courte vie. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car lorsque les parents voulurent récupérer le corps, ils s’aperçurent que celui-ci avait été acquis par le département de la défense qui avait eu vent (grâce à un collègue de l’urologue) des effets du sperme transgénique et qui avait créé tout un département pour savoir comment le verser dans les réservoirs d’eau municipale de pays à l’est de l’Afrique de l’Ouest. Ce n’est qu’au bout de huit ans, après que la décomposition eut atteint un tel niveau qu’il n’y avait plus rien à en tirer (et que les recherches sur les effets de ce sperme s’avérèrent infructueuses malgré ce qu’en dirent les neuf cent vingt-trois volontaires cubains qui ne parlaient pas anglais) que les parents reçurent finalement le corps de leur fille. Elle fut donc brûlée dans son cercueil en plastique (ce qui n’était pas une bonne idée), ses cendres répandues au-dessus du dépotoir de Chambly car c’était le seul endroit où on pouvait le faire. Bien sûr, Hollywood s’intéressa rapidement à l’histoire après qu’un journaliste du New York Times eut tout raconté, et mandata James Cameron pour écrire le scénario qui écrivit plutôt la suite de Titanic (la suite ?) mais empocha quand même l’argent.
Monsieur et Madame Rosario :
Continuèrent leur vie comme si de rien n’était et n’allèrent jamais voir leur fils à l’hôpital car si la bosse dans le pantalon de Monsieur Rosario impressionnait, là aussi, tout le monde, les cris des leucémiques de moins de 6 ans qu’on avait oubliés (pendant quatre jours) dans l’aile 8 et qui furent finalement soignés par le concierge du Guatemala, spécialiste mondial en maladies virales mais à qui on refusait de donner une licence de médecin, tendaient à accaparer toute l’attention. Mais ce texte voulant vous laisser sur une note toujours positive, sachez que le cancer virulent qui frappa Monsieur Rosario ne lui affecta aucunement le pénis et qu’il mourut en érection au grand plaisir de sa femme qui en demanda une partie pour l’empailler afin que l’on puisse l’observer sur le bord de la cheminée ce qui laissa les invités, il faut l’avouer, légèrement inconfortables mais qui finirent par s’y habituer, à un point tel qu’il fut même un jour volé ce qui causa beaucoup de problèmes au représentant des assurances qui n’avait aucune directive sur l’évaluation d’un tel objet et qui finit par faire l’amour à Madame Rosario en lui promettant un énorme remboursement qui ne vint jamais.
L’urologue :
Finit par se payer sa petite ferme si désirée à quelques dizaines de kilomètres seulement du centre-ville et d’y élever, caresser et embrasser (et autre chose dont je ne vous parlerai pas), ces gentils artiodactyles bovidés et ce, grâce à ces nombreux petits colis tout recommandés et gentiment saignants qu’elle envoyait en Argentine. Grâce à elle, le petit-fils du vieillissant mais toujours aussi sympathique nazi se retrouva avec les testicules de Rosario, les pupilles de Mélanie, les doigts de Fabienne, les fesses de Jimmy (où ce qu’il en restait), les aisselles de Jean-Hughes, les lèvres (les deux paires) de Cassandra et les dents de Boris ce qui lui donnait, vous vous en doutez, un air particulier, c’est le moins qu’on puisse dire, mais bon il s’agissait d’expériences et c’est la vie. D’ailleurs, quelques mois après avoir fait l’acquisition de la ferme, l’urologue invita ses aristocrates contacts d’Argentine qui vinrent rapidement car ils mouraient d’envie de lui parler de science, de système immunitaire et des deux cent trente-six jeunes garçons qu’il fallait enterrer au bout du terrain, près de la fosse sceptique. Bref, l’urologue finit ses jours dans la paix, le bonheur, la semence d’artiodactyles bovidés et le sentiment du devoir accompli.
Marco :
Resta aussi bête qu’avant mais finit par s’avouer son homosexualité latente ce qui fut une grande erreur car non seulement était-il petit, laid et mal membré, mais il était de plus allergique au cuir et aux muscles (ce qui limitait ses aventures sexuelles à quelques députés du parti chrétien). Trop amoureux de l’ancien Rosario, trop déçu de la tournure des événements et en possession des nombreuses photos que prirent les infirmières à l’hôpital (en plus du moule qu’elles eurent le temps de fabriquer), il finit par quitter le groupe et se retrouva finalement, après de nombreuses péripéties qui le virent à la tête d’un groupe armé des hauts plateaux du Tanga Zolo où le riz ne pousse pas, au sein d’un groupe terroriste qui réclamait la libération de tous les prisonniers politiques homosexuels de Guantanamo, ce qui causa certains problèmes à ces mêmes prisonniers entourés, qu’ils étaient, de Marines et de fondamentalistes musulmans. Après avoir été capturé par Interpol et livrer aux services secrets syriens qu’on avait promis d’approvisionner car il fallait les tenir occupés, il revint chez lui et s’occupa de la maison de ses parents qui, entre-temps, étaient morts de honte mais aussi d’un nouveau type de gonorrhée virulente qu’ils avaient attrapé dans un club échangiste après avoir lu Houellebecq.
La deuxième jeune femme :
Continua une vie sans tourments ni désespoirs et fut diplômée du centre international de coiffure de Budapest qui s’avéra malheureusement contrôlé par la mafia russe qui s’en servait pour la traite des blanches envoyées en Arabie Saoudite par cargo spécial escorté par la Légion étrangère qui pouvait alors en garder un morceau ou deux. Mais les personnages de ce roman et ceux qui le lisent étant ce qu’ils sont (des mammifères peu poilus qui aiment la liberté, la fraternité et le prix qu’on leur offre pour souder de jolies petites grilles de fer forgé, si gentiment installées à la porte d’entrée de Buchenwald), les tourments et complications de ce monde nous obligeant, ça et là, à quelques petits compromis (comme la gentille et sympathique dénonciation de ceux qui n’en méritent pas moins), et puisque vous, cher lecteur, ne vous êtes pas rendu jusqu’à cette page et que je peux donc dire n’importe quoi, sachez que cette jeune femme ne s’est pas fait attraper par la mafia russe, qu’elle ne s’est pas retrouvée en Arabie Saoudite, un ou deux morceaux en moins gracieuseté de l’équipage paraguayen (sous traité par la Légion étrangère qui en avait ramassé assez et qui ne savait plus quoi en faire maintenant que le marché des poudres aphrodisiaques chinois était saturé), mais que, étonnement, elle connut une glorieuse carrière de professeur universitaire dont les recherches sur l’industrie de la coiffure eurent des résonances jusqu’au parlement européen qui passa alors la loi du ciseau doré pour remédier à l’exploitation éhontée des clients qui payent une fortune pour se faire couper les cheveux par un homosexuel maniéré. Bref, ce n’est pas du tout la conclusion à laquelle vous vous attendiez au début de ce paragraphe et que voulez-vous, c’est comme ça.
Babar :
Ne changea pas du tout et continua à fréquenter les toilettes des bars avoisinants et à y enfermer pendant plusieurs longues heures de sévices sexuels tous les moins de 18 ans qu’ils pouvaient séduire en leur faisant miroiter quelques grammes d’extraits de plantes qui servent à détoxiquer les champs contaminés au mercure et qu’il est très agréable de s’injecter dans le cerveau disent tous ceux qui ont survécu à une émeute de prison. Mais ce n’est pas tout, car pendant le jour, ainsi que vous vous en souvenez cher lecteur, Babar travaillait chez JeanPaul Imprimeur sur la rue des sentiers battus et y glanait régulièrement, puisque c’est lui qui y imprimait les cartes d’affaires, des numéros de téléphone et des adresses qu’il refilait aux policiers qui eux-mêmes les refilaient à la bande de motards ennemis de celle de Jimmy qui en profitaient alors pour tout voler et casser les crânes quatorze fois et enfoncer les yeux seulement une fois parce que ça suffit. Aujourd’hui Babar est à la tête d’une petite maison de recrutement illégal de jeunes et jolies jeunes filles et de jeunes et jolis jeunes garçons musclés pour qui il organise des voyages, aller seulement, dans d’exotiques petites destinations contrôlées par la mafia russe et fréquentées par des touristes aux envies sexuelles empruntées aux soldats de l’Armée rouge pendant le siège de Berlin.
L’éphèbe de chez Kox :
Travailla longtemps chez Kox puisqu’on pouvait y faire l’amour tout à fait légalement devant quatorze hommes derrière le rideau, chaque employé se voyant ainsi offrir plusieurs petites pauses obligatoires de 8 minutes (puisque ce sont des hommes) par quart de travail pour satisfaire les clients, mais bon, l’éphèbe était exhibitionniste (était, parce qu’il est mort, écrasé par une Pontiac Firebird conduite par le fils de la ministre), ça ne le dérangeait donc pas. De temps en temps, avant sa mort (évidemment), notre éphèbe retournait s’engueuler chez ses parents fermiers qui ne comprenaient pas qu’un homme puisse être attiré par un autre homme et quel plaisir peut-on y trouver se demandait constamment son père alors qu’il tirait son coup en serrant sur la corde qui retenait la chèvre en place.
Mathieu, François, Adrien :
Restèrent, comme d’habitude, totalement à l’arrière-plan, même après la fin du texte et parfois je me demande pourquoi je vous ai parlé d’eux.
Mathilde :
Se fit enlever les points de suture deux semaines après sa longue rencontre avec Babar mais dut continuer, jusqu’à nouvel ordre, à prendre ses très toxiques médicaments qui abîmèrent tant l’émail de son bol de toilette que le propriétaire, qui venait chez elle en cachette ajuster la caméra vidéo cachée dans le mur, finit par se plaindre, ce qui mit la puce à l’oreille de Mathilde et lui permit de rappeler Babar qui lui en devait une (mais pas comme ça) et de lui demander de casser les jambes au proprio ce qu’il fit faire avec beaucoup de plaisir mais en oubliant de souligner qu’il ne fallait pas lui casser le crâne quatorze fois. Le propriétaire resta donc à l’hôpital pendant plus de seize mois et en sortit si diminué qu’il entama une très réussie carrière de politicien d’extrême droite. Mathilde travaille toujours chez General Limbs qui n’a pas encore inventé le cerveau artificiel mais ça ne devrait tarder, il sera modulé sur celui du petit frère de Stephen Hawkins, malheureusement bête comme ses pieds.
La jeune femme aux lunettes qui présenta le T-2000 :
Passa comme prévu la nuit avec les Coréens qui avaient tous reçu un T-3000 en promotion et avaient beaucoup pratiqué et savaient utiliser toutes les fonctionnalités de la télécommande. Le groupe eut tellement de plaisir que la jeune femme, après avoir récupéré dans une clinique privée appartenant à l’ambassade, découvrit avec énormément de plaisir les joies de la douce et soyeuse tranquillité du foyer familial lorsqu’elle devint l’esclave sexuel et ménager de la congrégation des ambassadeurs étrangers qui se la partageaient allégrement dans la limousine aux vitres opaques stationnée illégalement à côté de la borne-fontaine mais laissée parfaitement tranquille grâce à sa plaque immatriculée corps diplomatique
Le Ministre de l’Immigration :
Avait fourni la plaque et allait, chaque soir, faire un petit tour dans la limousine et se lia tant d’amitié avec la jeune femme aux lunettes qu’il s’arrangea pour qu’elle soit enterrée normalement et non pas jetée dans la fosse commune creusée par d’ex conseillers stratégiques nicaraguayens, entraînés en Syrie par les services secrets sud-africains.
Les voisins de Rosario :
Se fatiguèrent beaucoup à creuser le trou pour y enterrer la jeune fille. Dès lors, ils durent rester alités plusieurs jours en raison d’une forte pneumonie et furent donc incapables de nettoyer le placard et d’éliminer l’odeur qui dérangeait le jeune couple d’à côté qui voulaient simplement regarder la télé en paix et avaient appris à augmenter le volume quand la fille dans le placard s’y mettait. Certes, la jeune femme retrouvée, comme par miracle, dans l’appartement de Rosario, nettoya quelque peu le placard. Malheureusement, cela fut bien insuffisant pour empêcher la police de débarquer un beau jeudi du mois d’octobre et de faire venir le coroner qui prit sa retraite deux jours plus tard, rendu muet par le choc. Les voisins furent condamnés à vingt-cinq ans de prison mais n’en écoulèrent que douze car ils firent preuve de bonne conduite en travaillant à la bibliothèque et en n’assassinant presque personne. Ils furent récemment engagés par la congrégation qui se cherchait deux spécialistes en placard afin de diversifier les opérations.
Vatsyayana :
Est l’auteur du Kama Sutra.
Le YMCA au 180 ouest, 135e rue :
Offre une piscine, un centre d’entraînement, une salle de musculation, d’aérobie, une piste de course, un terrain de racquetball, une chapelle et un sauna (en plus des douches), où seuls les grands de ce monde peuvent se déshabiller.
Les féministes pour qui la taille du pénis n’a pas d’importance :
Sont abonnées au YMCA de la 135e rue et y fréquentent beaucoup le sauna où les grands de ce monde enlèvent rapidement la petite serviette qui cache le tout.
L’experte lesbienne de l’hôpital Sacré-Cœur :
Recommanda que le bleu poudre, dont tous les murs des hôpitaux, cliniques et centres médicaux avaient été peints et ce, sur tout le territoire et au-delà (jusqu’en Alabama), soit remplacé par un beige-pèche ainsi que les toutes dernières études sur le comportement publiées dans la revue L’Éducateur pour L’Éducation l’avaient suggéré. Le Premier ministre ne s’emballa pas tout de suite mais resta ouvert aux propositions et suggéra l’application de cette nouvelle couleur aux écoles primaires ce qui y augmenta le décrochage scolaire et la violence faite aux petits animaux. Peu après, l’experte reçut une promotion. Elle est aujourd’hui sous-ministre à l’éducation et aux services sociaux, ce qui, vous l’avouerez, est symptomatique.
L’anesthésiste :
Ne fut jamais capable de se taper la petite interne à qui il avait arraché la seringue, mais se reprit en vivant une folle aventure de huit mois et sept hôtels et deux clubs de vacances et trois échanges de partenaires et quarante-sept restaurants avec table d’hôte hors de prix et laveur de vaisselle tamouls avec une jeune et jolie jeune interne en neuropsychiatrie qui n’y comprenait rien mais trouvait amusantes les histoires de l’anesthésiste qui injectait toujours un peu moins de Ketamine que nécessaire afin de voir le patient grimacer dans son coma contrôlé. Après leur déchirante séparation (alors qu’elle le surprit dans la limousine de la congrégation stationnée devant la borne-fontaine), ils refusèrent de se voir pendant 22 mois mais continuèrent quand même à avoir d’importantes relations sexuelles (ce qui est illogique), le tout au grand déplaisir de leur conjoint respectif qui n’y pouvaient rien, dépendants qu’ils étaient (les conjoints) de la morphine fournie en cachette mais avec l’approbation du directeur de l’hôpital (et du représentant syndical).
Guan :
Continua de traduire de l’anglais au chinois au français des textes de General Limbs et ce, dans sa belle province de Sichuan (population 111 millions) qui s’étale sur 560,000 kilomètres carrés et dont la température, au mois de janvier, varie entre 3 et 8 degrés dans les basses terres et –9 et 3 degrés sur les hauts plateaux, et dont la capitale est Chendu et qui comprend 19 villes et 165 comtés. Malheureusement pour certains acheteurs des produits de General Limbs, Guan fut chargé de traduire les documents sur l’installation des mesures de sécurité des centrales nucléaires et eut beaucoup de difficultés à distinguer entre les verbes ‘can’ et ‘can’t’ ce qui causa un léger accident à la centrale de Qinshan sur lequel on garda le silence jusqu’à ce que le nuage radioactif, qui s’étendait sur 2,548 kilomètres carrés, atteignit l’Ukraine dans l’hilarité générale et dans un gain de 17 % des actions de General Limbs. Aujourd’hui Guan est à la tête des services de traduction de General Limbs-Chine et fait de nombreuses présentations aux États-Unis sans que personne ne le comprenne.
Les douze mille six cent trente-trois prisonniers politiques enterrés vivants à Pyongyang :
Y sont toujours.
L’étudiante créationniste qui est persuadée qu’on peut lire Lacan :
Y croit de moins en moins mais reste déterminée à entreprendre une carrière universitaire qui lui permettra, si elle est chanceuse, d’enseigner l’accord du participe passé utilisé avec l’auxiliaire avoir à la magnifique Ouachita Baptiste University en Arkansas.
La subvention au développement durable au Turkménistan :
Fut transformée en subvention au développement économique ce qui permit d’exproprier les deux cent douze travailleurs qui avaient bâti le centre communautaire de fabrication d’oreillers de soie, et d’y installer l’usine d’assemblage des produits Caterpillar. Grâce aux généreux salaires payés aux travailleurs de cette usine, la drogue fit enfin son entrée dans les mœurs du pays ce qui lui permit de rejoindre le cercle des nations développées et de recevoir des subventions à la santé de l’OMS.
La femme aux arachides dans le café :
S’empoisonna deux semaines plus tard en mangeant des noix de Grenoble servies en apéritif Chez Jean Christophe. Elle en perdit ses cheveux et ses dents mais réussit de justesse à garder ses seins et ses jambes.
IKEA :
À ouvert plusieurs magasins depuis que vous avez commencé à lire ce texte et fait un malheur en Russie.
Ingmar Gufstasson :
Utilise toujours avec fierté et grande habileté son T-200. Toujours aussi déterminé, il supervise maintenant la production d’un nouveau genre d’implant pénillo-lombale (le A-100), destiné surtout au marché homosexuel et dont l’utilisation pose encore certains problèmes comme ont pu s’en apercevoir les deux cent quarante-sept Africains condamnés à mourir du Sida et qu’on a portés volontaires sans rien leur demander.
Gilles Deleuze :
À écrit de nombreux livres dont Mille Plateaux, Nietzsche et la philosophie, Kafka, pour une littérature mineure et Cinéma 1 — L’image-mouvement, tous aussi incompréhensibles les uns que les autres.
Les Nazis d’Argentine :
Continuèrent leurs petites expériences avec un plaisir et un talent fous. Aujourd’hui, dans leur magnifique province de Cordoba, se promènent d’étranges jeunes garçons dont les testicules sont légendaires et que vous pouvez essayer pour une somme tout à fait raisonnable et une série de payements mensuels pré-approuvés.
Chez Kox :
Continue à faire de merveilleuses affaires et à offrir des spectacles de grande qualité et ce, à toutes les demi-heures à partir de 22h00 et le buffet est gratuit car tout ce que vous y consommez a au moins 18 ans (le buffet des mineurs est plus cher mais il donne des air miles).
Snoop Doggy Dog :
Se qualifie de Hip-Hop Renaissance Man ce que j’aimerais bien qu’on m’explique.
L’infirmière habillée de bleu poudre et portant plusieurs tranches de vingt kilos en trop :
En a jouté deux, perdu trois, inséré quatre, égaré une, repris deux, oublié trois, est devenue boulimique, mais pas suffisamment, et s’est finalement fait coudre l’estomac, poser des implants mammaires, injecter du botox, nettoyer la cellulite, relever les pommettes, blanchir les dents, tailler les oreilles, corriger les paupières et nettoyer l’intestin, et ne ressemble maintenant plus à rien.
L’homme de l’urinoir de gauche :
N’a été capable d’uriner que trois heures plus tard ce qui lui a causé d’importants problèmes rénaux, je lui avais pourtant dit, c’est ça qui arrive quand on n’écoute pas le narrateur omniscient et omnipotent (et omniprésent, diraient les mauvaises langues).
Les morceaux de Jimmy :
Ont été enterrés par sa famille dans le jardin à gauche de l’érable argenté. Malheureusement, la bande rivale est allée les déterrer, a empoisonné l’érable, tué le chien, uriné sur les carottes et abonné la famille à la Sélection du Reader’s Digest. Aujourd’hui les morceaux de Jimmy, qui commence à sérieusement pomper tout le monde, sont enterrés dans une cage en acier, à 18 pieds de profondeur et tout repose maintenant en paix sauf les sept morceaux qui traînent encore sous le lit à l’hôpital.
General Limbs :
Décida, comme toute bonne compagnie bien de ce monde (et de quel autre pourrait-elle être ?), de se diversifier et d’utiliser les profits générés par l’incident de la centrale nucléaire de Qinshan, somme toute mineur puisqu’il aboutit en Ukraine loin de la vraie civilisation, et de s’emparer d’un pays entier. Le conseil d’administration, qui siégeait souvent chez les Al Thani au Qatar et qui y appréciait la simplicité législative et qui avait eu vent de ce qui se passait ailleurs au Moyen-Orient (toutes sortes de choses avec des attentats suicides comme d’habitude), concentra alors ses énergies sur le Sultanat d’Oman, gardien du détroit d’Ormuz, qui avait l’avantage d’avoir des plages, du sable, de l’argent, des harems, de la halva, du couscous, du thé au jasmin et la plage de Ras Al Hadd où se promenaient des tortues géantes dont un des organes devait être aphrodisiaque. Bref, quoi de mieux qu’un sympathique pays habitué à un régime autoritaire pour y implanter la première république privée côtée en bourse ? Devant l’apathie de l’OTAN, dont la moitié des soldats appartenaient déjà à General Limbs, le pays devint rapidement propriété de ce fabuleux consortium de produits divers et investissements judicieux. Le peuple accueillit d’ailleurs l’invasion dans la liesse générale, portant au pouvoir l’ancien secrétaire de General Limbs, Jean Clarence de Lafaissed’été, lors d’un vote démocratique ou 98.8 % des suffrages exprimés se dirent en faveur de Lafaissed’été, proportion tout à fait normale dans cette merveilleuse région du monde. Ce premier obstacle franchi, le Sultanat fut rebaptisé Libre République GL, obtint un siège à l’ONU, n’insista pas pour le Conseil de Sécurité puisque tous y étaient déjà à sa solde, et mis en place ses fabuleuses politiques de commercialisation totale, en construisant d’innombrables centres d’achats, en créant la charte de l’entreprise privée et en axant toutes ses lois sur la nécessité de favoriser la consommation acharnée et obsessive. Rapidement, la Libre République GL vit son industrie touristique connaître un boum exceptionnel, le pays ressemblant finalement beaucoup à Orlando.
La boutique souvenir derrière le petit cinéma porno :
À été rachetée par Wal Mart (qui s’est aussi emparé des quatorze immeubles avoisinants et qui vend de tout à des prix vraiment compétitifs).
Le petit cinéma porno devant la boutique souvenir :
À été racheté par McDonalds qui compte y ouvrir un nouveau genre de restaurant, avec hamburgers et frites et sauces et poulet et poissons santé (la leur pas la nôtre), dès qu’ils auront réussi à nettoyer ce qui colle sur les bancs depuis des années.
L’électricien bourreau de son métier :
Supervise un fascinant petit atelier sur les ficelles (c’est le mot) de son métier à de très intéressés officiers à Abu Ghraib.
Mme Lafontaine :
S’est remise du choc de la mort de son chien et s’en est acheté un autre qu’elle ne fait jamais sortir et qui fait pipi dans le bain ce qui fait jaunir la céramique.
Alphonse au 17b :
Y regarde toujours la télé sans savoir que son foie et ses reins ne fonctionnent plus très bien et qu’il sera incessamment emmené d’urgence à l’hôpital dans un état si lamentable que même l’urologue ne voudra pas de ses organes qu’elle prélèvera tout de même okazou.